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En moins d’une semaine, une dizaine de militaires sont tombés dans des affrontements avec les séparatistes

Au moins cinq gendarmes ont été tués dans les régions anglophones du Cameroun, dans deux attaques distinctes, a appris, l'agence Anadolu de sources régionales.


La première attaque a fait 4 morts dans la localité de Bamali, dans la région du Nord-Ouest.

« Quatre gendarmes ont été tués le samedi 19 juin dans la localité de Bamali, région du Nord-ouest après être tombés dans une embuscade tendue par les rebelles séparatistes », a indiqué à Anadolu, le préfet département du Ngoketunjia, Handerson Kongeh.

Selon cette autorité, les gendarmes ont été tués dans une embuscade « quand les sécessionnistes ont attaqué le poste de contrôle de l’armée à Bamali ».

Il a souligné que les soldats camerounais ont été trompés par l'accoutrement des rebelles séparatistes qui eux étaient habillés comme les leurs.

Dans une vidéo postée samedi soir sur les réseaux sociaux, le chef séparatiste, dit « General No Pity » (le Général sans pitié) a revendiqué cette attaque.

Dans le Sud-Ouest du pays, un autre militaire a été tué samedi dans des affrontements avec un groupe armé du mouvement séparatiste anglophone.

« Des militaires se sont rendus au marché d’Ekona dans le Sud-Ouest pour plaider auprès des populations de collaborer avec eux dans la guerre que l’armée mène contre les séparatistes. Pendant leur plaidoirie, des sécessionnistes sont arrivés au marché et il y a eu des affrontements. Un militaire a été mortellement atteint », a expliqué à l’Agence Anadolu le maire de la ville d’Ekona, Landjinou Djomgoue.

En moins d'une semaine, ce sont au moins dix militaires camerounais qui ont tués en zone anglophone, dans des attaques attribuées par le gouvernement aux séparatistes anglophones.

Vendredi, deux soldats et un fonctionnaire du ministère de l'Economie ont été tués dans le Sud-Ouest du Cameroun par des séparatistes.

Le 16 juin 2021 à la télévision publique (Crtv), le général de brigade Valère Nka a annoncé avoir perdu quatre hommes au cours d’une opération dans le département du Bui, région du Nord-Ouest. Au cours de cette opération qui a mobilisé près de 400 soldats,

«De nombreux terroristes ont été neutralisés, mais nous avons également perdu 4 hommes lors de l’opération et certains ont été blessés», a-t-il laissé entendre. Sputnik 

Depuis quatre ans, les régions anglophones du Cameroun ont sombré dans un cycle meurtrier de violences qui a fait plus de 3 500 victimes et provoqué le déplacement de leurs foyers de plus de 700 000 personnes selon le dernier rapport de l’ONG Human Rights Watch publié en février 2021.

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