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Nouvelle bavure de l'armée

Cameroun : crise anglophone

Un homme a été tué dans l'après-midi du dimanche 4 juillet 2021, vers 14h30 locales (13h30 TU), au poste de contrôle mixte Below-Foncha situé dans le 3e arrondissement de département de la MEZAM, région du nord-ouest.


L'homme a été tué lors d'un contrôle de routine. Il était au volant d'un véhicule de marque Toyota (Land Cruiser blanc). 


Selon l'armée camerounaise, l'homme tué a été "pris de panique, (il) s'est livré à une brutale manœuvre de fuite en voiture, au moment précis où on lui a demandé d'arrêter son véhicule".


Coups de feu dissuasifs


Dans sa fuite, il a été arrêté par des coups de feu dissuasifs qui l'ont malheureusement mortellement touché, explique le Ministère de la Défense.


"Les premières constatations ont permis d'établir avec certitude qu'un mandat d'arrêt avait été émis contre le défunt le 24 novembre 2020 par le président du tribunal militaire de Bamenda, à la suite du jugement n°118/2020 du 4 novembre 2020 le condamnant à 03 ans d'emprisonnement et 565 950 CFA Francs d'amende et de dommages et intérêts cumulés, pour incitation à la sécession et émission de menaces conditionnelles", affirme le Capitaine de vaisseau Atonfack Guemo Cyrille Serge Chef de Division Communication au ministère de la Défense.




Et, de poursuivre, qu'il est désormais "clairement établi" que la victime âgée de 36 ans qui "prétendait" exercer la profession d'homme d'affaires, était en fait le " principal relais local et hub de certains leaders terroristes sécessionnistes de la diaspora dans le secteur NKWEN (Bamenda 3)".

Selon l'armée camerounaise, la victime avait été impliquée dans plusieurs enlèvements avec demande de rançon, ainsi que dans de nombreux cas de menaces conditionnelles. 

"Sous de multiples pseudonymes et comptes sur les réseaux sociaux, il a personnellement et directement dirigé plusieurs groupes d'arnaqueurs spécialisés dans l'escroquerie en ligne", précise Atonfack Nguemo.


Mensonge ?

À Below-Foncha, les populations ne l'entendent pas de cette oreille. Pour cette communauté, il s'agit d'une bavure que l'armée tente de masquer.


Les proches de la victime soutiennent qu'il s'agit d'un homme d'affaires bien connu.

Les populations dénoncent un meurtre et demandent réparations.


L'armée camerounaise a été plusieurs accusée de bavures dans le cadre de la crise anglophone.

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