Accéder au contenu principal

Le délégué régional des affaires pénitentiaires et sa suite abattus au Cameroun

 Crise anglophone : Le délégué régional des affaires pénitentiaires et sa suite abattus dans une attaque séparatiste près de Bamenda en zone anglophone

Quatre personnes parmi lesquelles le délégué régional des affaires pénitentiaires ont trouvé la mort près de Bamenda au cours d’une attaque revendiquée par les groupes séparatistes actifs dans cette partie anglophone du pays.

La nouvelle a été confirmé par le gouverneur de la région du Nord Ouest , Adolphe Lélé Lafrique en ses termes » c’est avec tristesse que je vous confirme l’attaque contre la délégation de l’administration pénitentiaire ».

Sur les circonstances de cette attaque, le gouverneur Lélé Lafrique a renseigné qu’un » groupe terroriste a tendu une embuscade aux alentours de 11h, heure locale hier mardi à la délégation qui accompagnait le délégué régional au niveau du Kikaikelai sur la route menant à Bamenda ».

Le bilan selon le numéro un de la région du Nord-ouest fait état » de quatre personnes tuées parmi lesquelles le délégué régional en charge de l’administration pénitentiaire, Théodore Khiga, un autre responsable administratif et deux autres personnes qui assuraient leur sécurité ».

Le gouverneur a aussi indiqué que la délégation de l’administration pénitentiaire avait »refusé d’être accompagnée par une escorte sécuritaire lors de leur descente ».



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le régime dictatorial Biya a "tué" Paul Ayah Abine !

Ayah Paul Abine, décédé cette nuit du 24 décembre 2024 dans un hôpital de Buea, était le seul député du Rdpc sur 151 qui avait refusé de voter en 2008 la modification de la constitution qui faisait sauter le verrou de la limitation des mandats. Cette modification avait ouvert la route à Paul Biya pour devenir le président à vie du Cameroun. 

Au Cameroun, nouvel enlèvement d’un magistrat dans le Nord-Ouest anglophone

Selon l’organisation de défense des droits humains Conscience africaine, de nombreux enlèvements et meurtres de civils dans la région de Bamenda s’expliquent par le refus des familles de payer les rançons demandées par les séparatistes anglophones. Un magistrat de Bamenda, dans la région anglophone du Nord-Ouest au   Cameroun , en proie à un conflit séparatiste, a été enlevé le 29 décembre à son domicile, a indiqué l’organisation   de   défense des droits humains Conscience africaine dans un communiqué transmis ce 31 décembre à l’AFP. « Le deuxième avocat général de la Cour d’appel de Bamenda, Nchang Augustin Amongwa a été   enlevé   à sa résidence dans la soirée du 29 décembre par des hommes armés non identifiés et on ne sait pas où il se trouve », selon Amadu Tarnteh, directeur de Conscience   africaine,   « De nombreux autres civils ont été kidnappés le même jour et emmenés vers une destination inconnue par des hommes armés, que l’on ...

Règlement de la crise anglophone au Cameroun : pourquoi l'État refuse l'aide étrangère

Ce qui a commencé fin 2016 comme une   manifestation pacifique   par des avocats et des enseignants dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun a rapidement tourné à la violence et s'est transformé en ce qui qui est désormais connu sous le nom de   crise anglophone   du Cameroun. La protestation a été déclenchée par le sentiment de marginalisation de la région anglophone du Cameroun, qui représente 20 % des  29 millions d'habitants du pays. Le conflit a provoqué d'immenses destructions et fait de nombreuses victimes. L'armée camerounaise  a répondu  à la protestation par des arrestations et des tortures. Les voix qui appelaient à la sécession complète des régions anglophones de la République du Cameroun ont pris de l'ampleur. Ils ont créé une  République virtuelle d'Ambazonie  et un gouvernement intérimaire en exil, et ont promis de riposter. Ils ont formé une aile militaire, les  Forces de défense de l'Ambazonie , qui a a...