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Quand le président Ahidjo ne voulait pas de réunification avec le Southern Cameroon (actuelles régions Nord-Ouest, Sud-Ouest)

Ahmadou Ahidjo nourrissait en privé de graves réserves à l’égard du projet réunificateur à une époque où l’économie des territoires britanniques, beaucoup plus anémiée, risquait de compromettre les initiatives de développement de la jeune nation camerounaise. Ahidjo redoutait par ailleurs le résultat qui eut lieu, à savoir la réunification avec le seul Cameroun méridional, susceptible de détruire l’équilibre fragile qu’il avait pu instaurer entre le nord musulman et le sud chrétien et animiste du Cameroun francophone – sans compter les craintes relatives à l’inclusion des populations bamiléké du Cameroun méridional, réputées favorables à l’UPC et dont la domination politique et économique suscitait méfiance et soupçons.


Du côté de la France, elle n'en voulait pas de cette réunification, elle craignait que les référendums au Cameroun britannique ne viennent perturber un climat encore explosif.

Daniel Essissima / Archives

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