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Les responsables de la mort de Paul Ayah Abine

Ayah Paul Abine, juge à la retraite, décédé cette nuit du 24 décembre 2024 dans un hôpital de Buea, avait attribué sa mort éventuelle à Dion Ngute (Premier Ministre) et Atanga Nji (ministre de l’Administration Territoriale)

Paul Aya Abine, magistrat pré de la cour suprême 

L’ancien député à l’Assemblée Nationale accusait ces membres du gouvernement d’être à l’origine des difficultés qu’il traversait depuis sa sortie de prison en 2017.

Rien n'allait plus dans la vie du magistrat à la retraite, Ayah Paul Abine depuis sa sortie de prison. « Privé d’accès à ses comptes bancaires depuis deux mois maintenant, l’ancien député à l’Assemblée Nationale est désormais incapable de se soigner », renseigne le quotidien Le Messager dans son édition du 6 mai 2020.

Dans une tribune, l’ancien avocat général près la Cour Suprême soutenait que sa santé s’etait « constamment détériorée au cours des quatre dernières semaines. Car je ne suis pas en mesure d’acheter des médicaments vitaux nécessaires pour me maintenir en vie… Je peux mourir bientôt d’un arrêt cardiaque, préparé pour moi par ces trois personnalités anglophones du gouvernement Cameroun», écrit-il.

L'ancien député attribuait sa mort éventuelle à trois personnalités. « D’abord au Premier ministre, Joseph Dion Ngute, qui a comploté pour lui rendre la vie difficile. Ensuite au ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, qui a ordonné la fermeture de ses comptes bancaires. Et enfin, un certain Dr Success Nkongho, qui l’a accusé ainsi que sa fondation Ayah, d’avoir financé le terrorisme dans les régions anglophones ».

Au-delà de l’aspect sanitaire, le blocage de ses comptes a « entraîné aussi de lourdes conséquences sur le cours de sa vie ». L’homme politique expliquait : « les personnes à charge à la maison et au Centre St Valentin, (orphelinat), risquent de mourir. Alors que nous vivons dans la zone de guerre où nous ne pouvons même pas retomber sur un jardin ».

Pour rappel, en 2017, Ayah Paul Abine avait été détenu  pendant plus de huit mois à la prison secondaire du Secrétariat d’État à la Défense (SED) pour avoir plaidé en faveur d’un retour au fédéralisme. Il avait été libéré par un décret présidentiel le 30 août 2017.

Daniel Essissima 

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