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Des familles éplorées dans la crise anglophone

Lors des obsèques d'un militaire tué dans la guérilla anglophone, un prêtre de l'église catholique a partagé la douleur des familles éplorées. Il a passé un message à Paul Biya et à son gouvernement pour l'arrêt de cette sale guerre à huis-clos qui ne laisse que désolation dans les familles.

+7000 civils, +1000 forces de défense et de sécurité ont perdu la vie depuis le début de ce conflit. 

+800 000 déplacés internes, +100 000 déplacés au Nigéria.

Des écoles sont restées fermées, des femmes sont violées.. 

Ce qu'on appelle aujourd'hui "crise anglophone", malgré que la  genèse soit historique a commencé en octobre 2016 par des revendications corporatistes des enseignants et des avocats (regroupés dans un consortium). La situation s'est dégradée par l'arrestation des membres du Consortium anglophone qui étaient plutôt des modérés, laissant place aux radicaux (séparatistes ou sécessionistes) qui ont déclaré l'indépendance d'un Etat fictif appelé "Ambazonie" le 1er octobre 2017. Depuis lors l'armée est déployée.

"Je voudrais vous priez, Monsieur le représentant des forces armées ici de bien vouloir transmettre ce message au chef de l'État qui est chef des forces armées et au ministre, et à tout le monde qu'ils devraient nous aider à ne plus pleurer nos enfants.

L'État du Cameroun a toutes les possibilités d'arrêter cette guerre. Au nom de l'église, de cette famille et d'autres soldats qui sont tombés à Mundemba et ailleurs, j'ai les photos - que le chef de l'État nous aide à ne plus pleurer nos enfants.

Transmettez ce message, ne l'arrêtez pas - nous ne voulons pas de cette guerre dans le NOSO Non ! Non, Non ! et NON ! nous sommes tous camerounais. C'est le cri de la famille - les enfants qui meurent sont des enfants des pauvres. L'enfant d'un général n'est jamais mort, colonel, seules les familles pauvres perdent leurs enfants"

*Vidéo Amateur.

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