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En une semaine plus de vingt morts

Cameroun / Crise Anglophone : engin explosif improvisé (EEI)

En une semaine plus de vingt morts !

Depuis plusieurs mois la crise anglophone est montée d'un cran avec l'utilisation par des séparatistes ambazoniens des engins explosifs improvisé (EEI) qui peuvent être aussi de fabrication artisanale. Ces explosifs font subir des lourdes pertes en vie humaine dans les rangs de l'armée camerounaise. Hier jeudi, dans le Nord-Ouest un convoi de l’armée a été attaqué par des séparatistes sur l’axe routier entre Bamessing et Sabga dans l’arrondissement de Ndop, quinze militaires ont été tués par ces engins explosifs.

« La patrouille de l’armée composée de deux blindés a été visée par des engins explosifs improvisés (EEI) et des lance-roquettes »

L’attaque de jeudi intervient cinq jours après l’embuscade qui a coûté la vie à sept soldats dans la localité de Kumbo (Nord-Ouest). 

Un engin explosif improvisé (EEI) est un type d'arme explosive non conventionnelle qui peut prendre n'importe quelle forme et être activé de diverses manières. Les cibles de ces armes sont aussi bien les soldats que les civils. 

La neutralisation des EEI est probablement la partie la plus visible des activités de lutte anti-EEI, mais pour qu'elle soit réellement efficace, elle doit être précédée par des activités visant à identifier et à mettre en échec les réseaux qui placent, fabriquent et acquièrent des EEI.

Les EEI peuvent être camouflés partout : fixés à des animaux, posés le long des routes ou attachés à une personne. Leur détonation peut être commandée via un téléphone portable ou un fil déclencheur, entre autres. Ils peuvent être déployés partout, dans un environnement de combat comme en plein centre-ville. Leur adaptabilité à pratiquement n'importe quelle situation les rend difficiles à détecter et à neutraliser.

La partie anglophone du Cameroun, est en proie, depuis plus de quatre ans, à une sale guerre à huis-clos entre des groupes armés séparatistes qui réclament l’indépendance de cette partie sous le nom d’Ambazonie et les forces de défense camerounaises.

Cette sale guerre a déjà fait plus de cinq milles morts et plus d'un million de déplacés.





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