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Présidentielle au Cameroun: «le dialogue» permet «un apaisement» dans les «régions en crise», note une ONG

Au Cameroun, aucun résultat officiel pour le moment concernant la présidentielle du 12 octobre 2025 durant laquelle le chef de l’État sortant Paul Biya briguait un huitième mandat. L’ONG Un monde avenir, qui avait déployé près de 800 observateurs dans tout le pays, dont 35 dans les régions anglophones, affirme «  qu’il y a une amélioration sensible du taux de participation dans les régions en crise, notamment le Sud-Ouest et le Nord-Ouest  ». Au   Cameroun , deux jours après le vote pour la présidentielle, des observateurs de la société civile tirent les premiers enseignements du scrutin de dimanche. Philippe Nanga, coordinateur de l’ONG Un monde avenir, a participé à l’observation citoyenne du scrutin avec quelque 800 observateurs répartis sur l’ensemble du territoire. Il constate que le scrutin s’est déroulé globalement dans le calme, sans violence, mais qu’il y a eu des dysfonctionnements répétés, notamment des électeurs inscrits qui n’ont pas trouvé leur bureau de vot...
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« Le jeu en vaut-il la chandelle ? » : le Cameroun va voter malgré la menace séparatiste dans les régions anglophones

Mais, pendant que chants et danses se déroulent au rythme de cette campagne devant les promesses et discours des candidats dans la plupart des villes du Cameroun, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, la zone anglophone du pays, demeurent dans l'incertitude. La situation reste tendue dans les deux régions. Le conflit armé qui dure dans les régions anglophones depuis 2016, pourrait empêcher de nombreux électeurs de voter pour la deuxième fois. En 2018, les séparatistes anglophones avaient déjà empêché la tenue de l'élection présidentielle dans la région. Cherchant à créer un État indépendant, ils interdisent le vote dans les zones qu'ils considèrent comme leur territoire. Des milliers de personnes pourraient ne pas voter dimanche. Les séparatistes, dans les deux régions anglophones au Cameroun, demandent à la population de boycotter l'élection présidentielle en s'abstenant d'aller voter ce dimanche. Ils ont décrété un confinement d'un mois sur le territoire qu'i...

Présidentielle au Cameroun : pourra-t-on voter dans les zones de conflit ?

  Présidentielle au Cameroun : pourra-t-on voter dans les zones de conflit ? Il pourrait s'avérer difficile de voter dans les régions touchées par le conflit, qui recensent pourtant une grande partie de l'électorat. À 92 ans, Paul Biya, président du Cameroun, brigue un huitième mandat consécutif. Avec le rejet de la candidature du chef de l'opposition, Maurice Kamto, Biya sera confronté à une opposition remaniée, notamment avec les candidatures de Bello Bouba Maigari et Issa Tchiroma Bakary, deux poids lourds du nord qui soutenaient auparavant la candidature du président sortant. À deux jours des élections, certaines parties des régions de l'Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest font face à une insécurité latente en raison des factions de Boko Haram et de la crise anglophone. Lors des élections de 2018, le taux de  participation  dans les régions anglophones n'était que de 10 % à cause des problèmes de sécurité contre 54 % au niveau national. Bie...

Au Cameroun, l’espoir des anglophones après l’élection

Success Nkongho, président-fondateur du Cameroon Liberation Movement (CLM), croit en une fin prochaine de la guerre dans le Cameroun anglophone, au lendemain du   scrutin présidentiel   du 12 octobre dernier. Mais pour cet homme politique, le régime en place à Yaoundé n’a pas   la solution . "La crise anglophone a toujours été un fonds de commerce pour les entrepreneurs de guerre, dont le régime de Biya. Et pendant les moments de campagne, ils utilisent cette crise pour effrayer les rivaux politiques, afin que ceux-ci ne puissent pas battre campagne dans cette zone de crise. Donc, le régime utilise l’occasion en même temps pour tricher aux élections",  a expliqué  Success  Nkongho. Simon Munzu est quant à lui, un militant historique de la cause anglophone au Cameroun. Il fut l’un des grands animateurs du Southern Cameroons National Council (SCNC) et du Cameroon Anglophone Movement dans les années 1990. Ces dernières années, il a abandonné sa maison dans le ...

Cameroun : les civils, victimes d'exactions commises par les séparatistes anglophones et l'armée

Moins de six mois avant l'élection présidentielle prévue en octobre au Cameroun, les régions anglophones séparatistes du nord-ouest et du sud-ouest du pays voient les enlèvements, assassinats se multiplier. Recrudescence des violences au Cameroun dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest :  assassinats et enlèvements se multiplient de nouveau, constatent  Jeune Afrique  et  la BBC . Des policier et gendarmes ont été tués, ces dernières semaines, ainsi que des séparatistes anglophones, sans compter un sous-préfet, enlevé par des hommes armés, relève  Le Journal du Cameroun . Il n'a été libéré qu'après 6 mois de captivité, 6 mois de calvaire. Les fonctionnaires sont particulièrement ciblés dans ce conflit qui ravage le Cameroun depuis 2016, même s'il trouve ses racines dans la période coloniale, rappellent   la BBC ,  The Conversation  et   Jeune Afrique  : les francophones constituent la majorité ...

Cameroun : péril sur l'éducation dans les régions anglophones

Depuis deux semaines, les deux régions anglophones du Cameroun vibrent au rythme du confinement intense imposé par les séparatistes armés. Les rues sont désertes, pas une seul silhouette à l’horizon dans la ville de Buea. Les conséquences sont dramatiques, difficile accès aux produits de bases, voyages impossible, difficile accès aux soins de santé, mais pourla militante des droits de l’homme Ndape Sally, l’éducation reste la principale victime de cette situation.  « L'éducation est un droit humain fondamental qui doit être respecté. Le confinement a un impact très, très négatif sur nos enfants. S'ils vont à l'école, le NSAG, qui est le groupe armé non étatique, s'en prend à nos enfants. Nous avons besoin de protection. Nos enfants ont également besoin de protection pour pouvoir aller en classe. Nous devons plaider en faveur de la réouverture des écoles, rejeter le boycott scolaire et mettre fin à la crise anglophone ». Les villes principales de ces régions connaissent ...
À quelques semaines de l’élection présidentielle du 12 octobre au Cameroun, la crise anglophone qui déchire les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis 2016 s’invite dans le débat politique. Cette situation explosive, née d’une réunification mal négociée en 1961 et d’un processus d’assimilation forcée, questionne l’unité nationale d’un pays où 5 millions d’anglophones se sentent marginalisés. Retour sur les racines historiques d’un conflit qui menace la stabilité du Cameroun. À la veille de l’élection présidentielle prévue le 12 octobre au Cameroun, certains candidats, en égrenant leurs programmes, mettent l’accent sur la résolution de la crise dite «  anglophone  » qui sévit dans les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest depuis 2016 dans ce pays d’Afrique centrale. Cette situation alimente depuis lors les débats sur la place publique et pousse au questionnement sur l’apparition de cette crise qui est passée très vite d’une marche revendicatrice à des enlèvements et assassinats...