Accéder au contenu principal

ELECAM et les 318 124 voix gonflées au NOSO afin de les attribuer à Paul Biya, profitant du sang versé dans la crise anglophone

Comparativement aux résultats de l'élection présidentielle du 7 octobre 2018 et 2025, Paul Biya a enregistré un gonflement de 318 124 voix dans les deux régions anglophones : Nord-Ouest ; Sud-Ouest.
Cette comparaison entre les élections présidentielles de 2018 et 2025 met en évidence la cruauté du régime de Paul Biya. Ce régime a exploité le conflit du NOSO pour frauder l'élection présidentielle du 12 octobre 2025 en falsifiant les résultats.

Selon les chiffres de la présidentielle du 7 octobre 2018 et du 12 octobre 2025, ELECAM a gonflé 318 124 voix pour Paul Biya dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, par apport en 2018 Biya avait eu 73 048 voix. Aucun retour de déplacés n'a été signalé dans ces deux régions anglophones depuis la dernière élection présidentielle du 7 octobre 2018, puisque la guerre continue et a plutôt doublé d’intensité. Une augmentation frauduleuse du nombre d’inscrits.

                                                Paul Biya, résultats  

                 Année 2025                     Année 2018          Différence 

Nord-Ouest        255 188 voix |   27 229   voix =  + 227 968 voix 
Sud-Ouest          135 975 voix  |   45 819    voix =  +  90 156 voix 

L’extrait du reportage de BBC le jour du vote, 12 octobre 2025 

Election présidentielle au Cameroun : Climat tendu dans les régions anglophones entre villes mortes et forte présence militaire


Daniel Essissima 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le régime dictatorial Biya a "tué" Paul Ayah Abine !

Ayah Paul Abine, décédé cette nuit du 24 décembre 2024 dans un hôpital de Buea, était le seul député du Rdpc sur 151 qui avait refusé de voter en 2008 la modification de la constitution qui faisait sauter le verrou de la limitation des mandats. Cette modification avait ouvert la route à Paul Biya pour devenir le président à vie du Cameroun. 

Au Cameroun, nouvel enlèvement d’un magistrat dans le Nord-Ouest anglophone

Selon l’organisation de défense des droits humains Conscience africaine, de nombreux enlèvements et meurtres de civils dans la région de Bamenda s’expliquent par le refus des familles de payer les rançons demandées par les séparatistes anglophones. Un magistrat de Bamenda, dans la région anglophone du Nord-Ouest au   Cameroun , en proie à un conflit séparatiste, a été enlevé le 29 décembre à son domicile, a indiqué l’organisation   de   défense des droits humains Conscience africaine dans un communiqué transmis ce 31 décembre à l’AFP. « Le deuxième avocat général de la Cour d’appel de Bamenda, Nchang Augustin Amongwa a été   enlevé   à sa résidence dans la soirée du 29 décembre par des hommes armés non identifiés et on ne sait pas où il se trouve », selon Amadu Tarnteh, directeur de Conscience   africaine,   « De nombreux autres civils ont été kidnappés le même jour et emmenés vers une destination inconnue par des hommes armés, que l’on ...

Règlement de la crise anglophone au Cameroun : pourquoi l'État refuse l'aide étrangère

Ce qui a commencé fin 2016 comme une   manifestation pacifique   par des avocats et des enseignants dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun a rapidement tourné à la violence et s'est transformé en ce qui qui est désormais connu sous le nom de   crise anglophone   du Cameroun. La protestation a été déclenchée par le sentiment de marginalisation de la région anglophone du Cameroun, qui représente 20 % des  29 millions d'habitants du pays. Le conflit a provoqué d'immenses destructions et fait de nombreuses victimes. L'armée camerounaise  a répondu  à la protestation par des arrestations et des tortures. Les voix qui appelaient à la sécession complète des régions anglophones de la République du Cameroun ont pris de l'ampleur. Ils ont créé une  République virtuelle d'Ambazonie  et un gouvernement intérimaire en exil, et ont promis de riposter. Ils ont formé une aile militaire, les  Forces de défense de l'Ambazonie , qui a a...