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Cameroun/Crise anglophone : au moins 300 personnes déplacées de force dans la région du Sud-Ouest

Crise anglophone : au moins 300 personnes déplacées de force dans la région du Sud-Ouest

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) rapporte qu’au cours du mois de juin, près de 300 civils ont été déplacés de force depuis Banga-Bakundu, dans le département de Meme (région du Sud-Ouest), vers des localités voisines telles que Banga, Muyuka, Bombe-Bakundu et Mbalangi. Selon l’organisme onusien, « ce déplacement est lié à la position stratégique de la communauté, devenue un point chaud du conflit en cours ».

Depuis 2017, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre d’un conflit armé opposant les forces gouvernementales et des combattants séparatistes réclamant la création d’un État indépendant, l’Ambazonie, issu de la sécession de ces deux régions. Le conflit a déjà fait plus de 8 000 morts, près de 500 000 réfugiés et environ 400 000 personnes déplacées internes, selon OCHA.

Le mois de juin a été marqué par un pic de tension autour des examens officiels, notamment le First School Leaving Certificate (FSLC) les 10 et 11 juin, ainsi que le General Certificate of Education (GCE) du 3 au 20 juin. Des groupes armés non étatiques ont lancé des menaces à l’encontre des parents et enseignants, les avertissant de ne pas participer aux examens. Huit attaques contre le secteur de l’éducation ont été recensées au cours du mois.

Parallèlement aux affrontements entre militaires et miliciens, OCHA signale que des tensions opposent encore agriculteurs et éleveurs dans certaines parties du département de Donga-Mantung (Nord-Ouest), liées aux pâturages et aux dégâts causés par les troupeaux. Le 16 juin, deux femmes ont été agressées et blessées dans leur champ à Dumbo, par un éleveur peul qui les accusait de vouloir s’emparer de son bétail. Des incidents similaires ont été signalés le 19 juin à Misaje et le 26 juin à Mamba, où un éleveur peul et une femme ont été blessés respectivement, selon le rapport d’OCHA.
Avec Stopblablacam

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