Accéder au contenu principal

Manifestations des avocats anglophones (archives)

Archives : manifestation des avocats anglophones mardi 8 novembre2016  

Les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les avocats anglophones à Bamenda dans le nord-ouest du Cameroun ce mardi. Ils demandent que les textes et lois utilisés par les avocats soient traduits en anglais comme le prévoit selon eux, la constitution.

Manifestations des avocats anglophones 

Ce mardi, les avocats anglophones se sont rassemblés devant la cour d'appel de Bamenda pour annoncer la création d'un nouveau barreau uniquement pour les avocats anglophones.

Alors que Me Bobga Harmony, président de l'association des avocats du Nord-Ouest Cameroun, commençait à donner les raisons de la création de ce barreau, les forces de l'ordre sont intervenues pour mettre fin à la rencontre. Les avocats anglophones ont donc décidé de marcher dans les rues de la ville, chef -lieu de la région du Nord -ouest, l'une des deux régions anglophones du Cameroun.



Alors qu'ils tentaient de se rassembler à nouveau au centre-ville, les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser. Une manifestante en colère a dit au correspondant de la BBC, que « les avocats ne doivent pas être traités de la sorte » .Elle a déclaré que la manifestation était « pacifique », avant de regretter l'usage des fusils et du gaz contre eux par les forces de l'ordre, comme si les manifestants étaient « des criminels ».

En grève depuis le 11 octobre dernier, ces avocats anglophones protestent contre l'inexistence, dans leur pays, d'une version anglaise des "actes uniformes" de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), du Code Cima (Conférence Internationale des Marchés d'Assurance), de la réglementation de la Cemac (Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale) et d'autres textes de loi.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le régime dictatorial Biya a "tué" Paul Ayah Abine !

Ayah Paul Abine, décédé cette nuit du 24 décembre 2024 dans un hôpital de Buea, était le seul député du Rdpc sur 151 qui avait refusé de voter en 2008 la modification de la constitution qui faisait sauter le verrou de la limitation des mandats. Cette modification avait ouvert la route à Paul Biya pour devenir le président à vie du Cameroun. 

Cameroun : les civils, victimes d'exactions commises par les séparatistes anglophones et l'armée

Moins de six mois avant l'élection présidentielle prévue en octobre au Cameroun, les régions anglophones séparatistes du nord-ouest et du sud-ouest du pays voient les enlèvements, assassinats se multiplier. Recrudescence des violences au Cameroun dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest :  assassinats et enlèvements se multiplient de nouveau, constatent  Jeune Afrique  et  la BBC . Des policier et gendarmes ont été tués, ces dernières semaines, ainsi que des séparatistes anglophones, sans compter un sous-préfet, enlevé par des hommes armés, relève  Le Journal du Cameroun . Il n'a été libéré qu'après 6 mois de captivité, 6 mois de calvaire. Les fonctionnaires sont particulièrement ciblés dans ce conflit qui ravage le Cameroun depuis 2016, même s'il trouve ses racines dans la période coloniale, rappellent   la BBC ,  The Conversation  et   Jeune Afrique  : les francophones constituent la majorité ...

Présidentielle au Cameroun: «le dialogue» permet «un apaisement» dans les «régions en crise», note une ONG

Au Cameroun, aucun résultat officiel pour le moment concernant la présidentielle du 12 octobre 2025 durant laquelle le chef de l’État sortant Paul Biya briguait un huitième mandat. L’ONG Un monde avenir, qui avait déployé près de 800 observateurs dans tout le pays, dont 35 dans les régions anglophones, affirme «  qu’il y a une amélioration sensible du taux de participation dans les régions en crise, notamment le Sud-Ouest et le Nord-Ouest  ». Au   Cameroun , deux jours après le vote pour la présidentielle, des observateurs de la société civile tirent les premiers enseignements du scrutin de dimanche. Philippe Nanga, coordinateur de l’ONG Un monde avenir, a participé à l’observation citoyenne du scrutin avec quelque 800 observateurs répartis sur l’ensemble du territoire. Il constate que le scrutin s’est déroulé globalement dans le calme, sans violence, mais qu’il y a eu des dysfonctionnements répétés, notamment des électeurs inscrits qui n’ont pas trouvé leur bureau de vot...