Accéder au contenu principal

Trente deux civils tués dans le Sud-Ouest

Texte original Anadolu Agency (AA)

 Le ministère camerounais de la Défense a indiqué dans un communiqué, mardi, que des sécessionnistes sont responsables du massacre de 32 civils dont 5 nigérians à Akwaya, dans la région du Sud-Ouest anglophone du pays.

"Des bandes armées sécessionnistes lourdement armés et évaluées à une centaine" ont fait irruption le samedi 25 juin dans le domicile d’un élu dans la localité de Ballin, arrondissement d’Akwaya, ouvrant le feu sur des civils qui assistaient aux funérailles du frère de cet élu, a annoncé dans un communiqué, mardi soir, le ministère de la Défense.

Le bilan de cette attaque fait état de "32 morts dont 5 nigérians et plusieurs blessés", a-t-on précisé.

Selon le communiqué, le centre de santé de Ballin et une cinquantaine de maisons ont été incendiés et la dépouille du frère de l’élu incinérée.

"Dans leur fuite, quatre terroristes ont été neutralisés et plusieurs autres blessés », dans une riposte de l’armée, a indiqué le ministère de la Défense ajoutant que « des actions de ratissage continuent pour retrouver les assaillants" dans leur cachette.

Selon le gouvernement camerounais, "les troupes restent en alerte maximale dans la région, afin de prévenir de nouveaux assauts » des groupes armés séparatistes « qui semblent viser de plus en plus d’inoffensives populations".

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest anglophones du Cameroun sont le théâtre, depuis plus de cinq ans, d'un conflit meurtrier entre des groupes armés séparatistes et des forces de sécurité.

Les combattants séparatistes comme les militaires et les forces de défense sont régulièrement accusés par les ONG internationales et l'ONU de commettre exactions et crimes contre les civils.

Ce 27 juin, l'ONG internationale Human Rights Watch (HRW) a de nouveau déploré dans un rapport que les rebelles séparatistes commettent des « violations graves des droits humains » dans les Nord-Ouest et Sud-Ouest. HRW a aussi accusé « les forces gouvernementales » des mêmes violations.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le régime dictatorial Biya a "tué" Paul Ayah Abine !

Ayah Paul Abine, décédé cette nuit du 24 décembre 2024 dans un hôpital de Buea, était le seul député du Rdpc sur 151 qui avait refusé de voter en 2008 la modification de la constitution qui faisait sauter le verrou de la limitation des mandats. Cette modification avait ouvert la route à Paul Biya pour devenir le président à vie du Cameroun. 

Au Cameroun, nouvel enlèvement d’un magistrat dans le Nord-Ouest anglophone

Selon l’organisation de défense des droits humains Conscience africaine, de nombreux enlèvements et meurtres de civils dans la région de Bamenda s’expliquent par le refus des familles de payer les rançons demandées par les séparatistes anglophones. Un magistrat de Bamenda, dans la région anglophone du Nord-Ouest au   Cameroun , en proie à un conflit séparatiste, a été enlevé le 29 décembre à son domicile, a indiqué l’organisation   de   défense des droits humains Conscience africaine dans un communiqué transmis ce 31 décembre à l’AFP. « Le deuxième avocat général de la Cour d’appel de Bamenda, Nchang Augustin Amongwa a été   enlevé   à sa résidence dans la soirée du 29 décembre par des hommes armés non identifiés et on ne sait pas où il se trouve », selon Amadu Tarnteh, directeur de Conscience   africaine,   « De nombreux autres civils ont été kidnappés le même jour et emmenés vers une destination inconnue par des hommes armés, que l’on ...

Règlement de la crise anglophone au Cameroun : pourquoi l'État refuse l'aide étrangère

Ce qui a commencé fin 2016 comme une   manifestation pacifique   par des avocats et des enseignants dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun a rapidement tourné à la violence et s'est transformé en ce qui qui est désormais connu sous le nom de   crise anglophone   du Cameroun. La protestation a été déclenchée par le sentiment de marginalisation de la région anglophone du Cameroun, qui représente 20 % des  29 millions d'habitants du pays. Le conflit a provoqué d'immenses destructions et fait de nombreuses victimes. L'armée camerounaise  a répondu  à la protestation par des arrestations et des tortures. Les voix qui appelaient à la sécession complète des régions anglophones de la République du Cameroun ont pris de l'ampleur. Ils ont créé une  République virtuelle d'Ambazonie  et un gouvernement intérimaire en exil, et ont promis de riposter. Ils ont formé une aile militaire, les  Forces de défense de l'Ambazonie , qui a a...