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Cameroun /Crise anglophone : le drame de Buea (14 octobre 2021) a une similitude au niveau des faits avec celui de Bamenda (20 février 2018)

Mardi 20 février 2018 vers 8h du matin, Bamenda, les policiers tirent sur une femme médecin passagère dans un taxi alors qu’elle se rendait à son lieu de service au Nkwen subdivisional Medicalised Health (PMI Nkwen) à Bamenda dans le Nord-Ouest.

Tout s’est passé à la banquette arrière d’un taxi où se trouvaient quatre passagers, dont une femme en tenue.
Celle-ci arrivée à destination (rue Ghana) a demandé au chauffeur de s’arrêter. Ayant mal garé son véhicule, le taximan est interpellé par deux policiers en service à Mobil-Nkew. Au lieu de se conformer, il a pris la fuite vers Ghana Street, amenant avec lui le reste des passagers. C’est à ce moment que les policiers ont ouvert le feu et une balle s’est logée dans l'abdomen du Dr Djingha Nyoh Nbekuveh.

Pris de panique, le chauffeur a stoppé son véhicule avant de s’évaporer dans la nature avec les autres passagers, abandonnant la blessée dans le taxi. Celle-ci est secourue par des civiles et amenée à l'hôpital régional de Bamenda pour une prise en charge urgente.

L'intervention chirurgicale urgente consiste à extraire la balle et vérifier si des dommages ont été causés à ses organes internes, d'autant plus que le trou de la balle est plus proche du rein. Finalement elle est évacuée d'urgence par avion pour Yaoundé et hospitalisée au Centre des urgences de Yaoundé (CURY). Elle reçoit la visite du ministre de la Santé publique, André Mama Fouda qui déclare - «Nous apprécions son courage, nous rendons grâce à Dieu. Nous disons que sa vie n’est pas en danger et qu’elle devrait retrouver toute sa forme très rapidement».

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