Accéder au contenu principal

Vidéo la tante de la fillette tuée à Buea s'exprime

 Drame de Buea : Lova Nyemb Bassong tante de Carolouise la fillette tuée à Buea par un gendarme s'exprime dans le direct Facebook de Jean-Louis Messang

"Cette histoire de 500 FCFA est un mensonge et ce n’est pas moi qui conduisais. C’est un homme qui conduisait.", déclare la mère de la fillette tuée. « La petite Carolouise qui est décédée n’est personne d’autre que “ma nièce” par adoption. Il se trouve que sa mère, dont je tairais le nom, est ma petite-soeur adoptive. Ma mère l’a prise et l’a élevée depuis le primaire. Elle a quitté la maison familiale il y’a quelques années pour convoler en justes noces. Pour tout vous dire la défunte portait les prénoms de la mère biologique de ma sœur adoptive et celui de ma mère combinés : Caroline (sa mère)+ Louise (ma mère), d’où CAROLOUISE. Elle allait déposer ses trois enfants à l’école et a emprunté un “clando”. Elle s’assoie devant sur le siège passager à côté du chauffeur et installe ses trois enfants à l’arrière. Arrivés à un contrôle de police à Molyko, on demande au chauffeur de s’arrêter. Il obtempère. On lui demande ses papiers et il ne les a pas. Il dit à l’homme en tenue qu’il va déposer la mère et les enfants à l’école et il revient. L’homme en tenue lui dit de garer et de descendre. Ma sœur et lui disent au flic que les enfants seront en retard. Le gendarme demande à ma sœur de descendre et de prendre un taxi pour aller déposer les enfants car il ne peut pas laisser cette voiture suspecte partir. Le chauffeur demande à la dame de se mettre à l’arrière avec ses enfants et invite le gendarme à s’asseoir devant pour faire le chemin avec lui. Chose que ce dernier refuse. Ma sœur quant à elle obéit. Elle descend et s’installe derrière. Une fois derrière, le chauffeur démarre la voiture et le temps qu’elle lui demande “weti you di do?”(qu’est-ce que tu fais?) et qu’il lui réponde « A want turn »(je veux tourner ), le gendarme a ouvert le feu. Selon les infos recueillies, cette voiture était sensée être en fourrière à Kumba toujours suite à des contentieux avec la police pour manque d’immatriculation. Je suis obligée de faire preuve de réserve quant à certains détails ici. » https://fb.watch/8I3VUmdXQd/ https://www.facebook.com/Lova.D

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le régime dictatorial Biya a "tué" Paul Ayah Abine !

Ayah Paul Abine, décédé cette nuit du 24 décembre 2024 dans un hôpital de Buea, était le seul député du Rdpc sur 151 qui avait refusé de voter en 2008 la modification de la constitution qui faisait sauter le verrou de la limitation des mandats. Cette modification avait ouvert la route à Paul Biya pour devenir le président à vie du Cameroun. 

Au Cameroun, nouvel enlèvement d’un magistrat dans le Nord-Ouest anglophone

Selon l’organisation de défense des droits humains Conscience africaine, de nombreux enlèvements et meurtres de civils dans la région de Bamenda s’expliquent par le refus des familles de payer les rançons demandées par les séparatistes anglophones. Un magistrat de Bamenda, dans la région anglophone du Nord-Ouest au   Cameroun , en proie à un conflit séparatiste, a été enlevé le 29 décembre à son domicile, a indiqué l’organisation   de   défense des droits humains Conscience africaine dans un communiqué transmis ce 31 décembre à l’AFP. « Le deuxième avocat général de la Cour d’appel de Bamenda, Nchang Augustin Amongwa a été   enlevé   à sa résidence dans la soirée du 29 décembre par des hommes armés non identifiés et on ne sait pas où il se trouve », selon Amadu Tarnteh, directeur de Conscience   africaine,   « De nombreux autres civils ont été kidnappés le même jour et emmenés vers une destination inconnue par des hommes armés, que l’on ...

Règlement de la crise anglophone au Cameroun : pourquoi l'État refuse l'aide étrangère

Ce qui a commencé fin 2016 comme une   manifestation pacifique   par des avocats et des enseignants dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun a rapidement tourné à la violence et s'est transformé en ce qui qui est désormais connu sous le nom de   crise anglophone   du Cameroun. La protestation a été déclenchée par le sentiment de marginalisation de la région anglophone du Cameroun, qui représente 20 % des  29 millions d'habitants du pays. Le conflit a provoqué d'immenses destructions et fait de nombreuses victimes. L'armée camerounaise  a répondu  à la protestation par des arrestations et des tortures. Les voix qui appelaient à la sécession complète des régions anglophones de la République du Cameroun ont pris de l'ampleur. Ils ont créé une  République virtuelle d'Ambazonie  et un gouvernement intérimaire en exil, et ont promis de riposter. Ils ont formé une aile militaire, les  Forces de défense de l'Ambazonie , qui a a...